Les mots ne suffisent plus
Dynamique, convivial, à taille humaine, plein de perspectives. Ces mots ne sont pas faux. Mais ils figurent dans presque toutes les annonces, et un candidat ne peut pas les vérifier.
Avant de postuler, il fait donc ce que fait un acheteur : il cherche des preuves. Il regarde votre site, votre page LinkedIn, les photos qu'il trouve, ce qu'en disent vos salariés. Si tout ce qu'il voit, ce sont des photos de machines prises il y a dix ans, il imagine le reste.
Ce qu'un candidat veut voir
- Le lieu. L'atelier, la lumière, la propreté, les machines sur lesquelles il travaillera.
- Les gens. Les visages de ceux qui seront ses collègues, ses chefs d'équipe, son tuteur.
- Le geste. Ce qu'on fabrique, avec quel niveau d'exigence, et pourquoi c'est intéressant.
- La suite. Qui l'accueillera, comment on apprend, jusqu'où on peut évoluer.
Rien de tout cela ne tient dans une annonce. Tout cela tient dans quelques images justes.
La transmission, votre meilleur argument
Dans l'industrie, on n'apprend pas un métier dans un livre. On l'apprend à côté de quelqu'un qui le pratique depuis vingt ans. C'est une force que beaucoup d'entreprises ne montrent jamais.
Un jeune qui hésite à entrer dans l'industrie ne cherche pas seulement un poste. Il cherche quelqu'un qui lui apprendra. Montrer cette transmission, c'est répondre à sa première question avant qu'il la pose.
Une photo d'un tuteur qui montre un geste à un apprenti en dit plus que trois paragraphes sur vos valeurs.
Comment s'y prendre
- Un reportage d'une journée dans vos ateliers. Des photos prises sur le vif, pendant le vrai travail, par quelqu'un qui sait regarder. Une journée suffit souvent à nourrir votre site, LinkedIn et vos annonces pendant des mois.
- Une vraie page carrière sur votre site. Vos métiers, l'accueil des nouveaux, quelques portraits, les postes ouverts. Une page vers laquelle chaque annonce peut renvoyer.
- Des portraits courts. Trois ou quatre salariés qui racontent leur parcours en quelques phrases, avec leurs mots.
- Une régularité modeste. Une publication par mois sur LinkedIn, tirée du reportage, vaut mieux qu'une campagne une fois par an.
Les précautions à prendre
- L'accord de chacun. Personne ne doit apparaître sans l'avoir accepté par écrit.
- La sécurité visible. Équipements de protection portés, postes conformes. Une photo est aussi lue par vos clients et vos auditeurs.
- Pas de mise en scène. Des sourires forcés face à l'objectif sonnent faux. Mieux vaut le vrai travail, avec ses gestes concentrés.
Ce que vous y gagnez
Des candidats qui savent où ils mettent les pieds, et qui viennent pour de bonnes raisons. Des salariés fiers de se voir mis en valeur. Et, au passage, des images qui servent aussi votre site commercial : un acheteur, lui aussi, aime voir qui fabriquera ses pièces.
Votre savoir-faire est votre meilleure annonce. Encore faut-il le montrer.
